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Chartreux Félix

Agrégé d’histoire, ATER à l’Université Paris I (2007-2008), Félix Chartreux prépare actuellement une thèse sous la direction de Marie-Pierre Rey, intitulée « Genèse et structures du monde littéraire soviétique : sources de revenus et situation matérielle des écrivains en URSS de 1917 au milieu des années 1930 ».

Parcours universitaire

  • 2006-2008, secrétaire de rédaction du Bulletin de l’Institut Pierre Renouvin.
  • 2004-2007, Allocation de recherche et monitorat à l’Université Paris I.
  • 2004, DEA d’histoire contemporaine des mondes étrangers « Structures et institutions littéraires en URSS 1917-1941 : problèmes, sources et méthodes d’une approche socio-culturelle. »
  • 2003, Agrégation d’histoire.
  • 2001, Maîtrise d’histoire : « La revue Problèmes de la paix et du socialisme : enjeux, méthodes et fonctionnement d’une institution soviétique de propagande 1958-1968 ».

Sujet de thèse

« Genèse et structures du monde littéraire soviétique : sources de revenus et situation matérielle des écrivains en URSS de 1917 au milieu des années 1930 ».

En se fixant pour but de décrire et d’interpréter l’évolution des conditions de vie et de rémunération des acteurs du monde littéraire, de la Révolution de 1917 au milieu des années 1930, ma thèse aborde sous un angle nouveau la question du statut des créateurs dans un régime totalitaire. La rétribution de l’écriture est un phénomène structurant de l’activité littéraire en Union Soviétique durant cette période : dans un contexte de grandes tensions économiques et sociales, de crises du monde éditorial, de disparition progressive de l’économie de marché, c’est autour de cette question, d’autant plus complexe que les écrivains forment une groupe longtemps très peu institutionnalisé, mal défini du point de vue professionnel et possédant des sources de revenus très diversifiées et très instables, que se nouent une grande partie des rapports entre les hommes de lettres et l’Etat. Les histoires littéraires ne traitent pourtant jamais de cette question à part entière et l’abordent en termes exclusivement politiques, comme le versant « positif » d’une seule politique globale d’assujetissement des créateurs par un pouvoir cynique maniant à la fois répressions et récompenses : appauvris par la révolution, les écrivains seraient ainsi devenu dans les années 1930 une catégorie privilégiée, pourvue d’un statut et d’avantages matériels abondants. Le but de mon travail n’est pas de remettre en cause ce schéma mais de reconstituer les conditions politiques, institutionnelles et sociales de cette évolution du statut de l’écrivain russe, entre la rupture de 1917 et le début de l’institutionnalisation de la littérature soviétique marquée par la création de l’Union des écrivains en 1934. La période étudiée, très riche sur le plan culturel, est une période de recomposition générale du monde des lettres russes caractérisée par la déstabilisation des cadres et critères d’appréciation traditionnels, l’entrée dans le monde littéraire de nouveaux acteurs, la mise en place des principaux instruments de contrôle et de répression du pouvoir sur la littérature, la prolifération des groupes d’écrivains en l’absence d’une politique littéraire officielle clairement définie et d’une organisation d’Etat investie d’un pouvoir de consécration. On étudiera dans la thèse les caractéristiques du système de rémunération des écrivains qui se met justement en place durant ces années (et aura cours jusqu’à la fin de l’Union Soviétique) autour de trois axes essentiels. D’une part on analysera les caractéristiques socio-économiques des écrivains russes durant cette période, leurs difficultés matérielles spécifiques liées à la crise puis à la disparition du marché éditorial, les fluctuations de la presse, la pression politique croissante, la refonte de la législation sur les droits d’auteur dans la deuxième moitié des années 1920, les niveaux de vie qu’ils pouvaient atteindre selon les périodes, les critères selon lesquels s’organise un partage nécessairement inégalitaire des ressources. D’autre part, on étudiera l’évolution des institutions organisant la rémunération des hommes de lettres pour établir une chronologie fine des prises de décisions dans ce domaine, amènant à nuancer l’idée d’une rupture radicale des années 1930 dans le domaine de la prise en charge des écrivains, puisqu’on voit certaines des institutions et la plupart des pratiques caractéristiques des années 1930 apparaître dès le début des années 1920. Enfin, on s’attachera à identifier les acteurs de ces transformations sociales et institutionnelles, et à analyser leur rôle, puisque ce processus complexe n’est pas le fruit de la seule volonté du pouvoir bolchévique mais semble bien résulter de l’interaction de plusieurs groupes, animés de logiques différentes et changeantes selon les configurations : les différents pouvoirs, les syndicats comme l’Union professionnelle des travailleurs de la presse et les écrivains eux-mêmes, trop souvent présentés comme de pures victimes subissant passivement la politique du pouvoir.

Publications

  • « La réception du film Quand passent les cigognes en France : configuration d’un succès cinématographique soviétique », in Bulletin de l’Institut Pierre Renouvin, automne 2007 (à paraître).
  • « Le journal de Kornej Čukovskij : une source d’histoire socio-culturelle ? », in Revue des Etudes Slaves, Paris, LXXVIII/1, 2007, p.19-32.
  • « Le canal mer Blanche-Baltique Staline (1934), pratique d’écriture collective et transformation du champ littéraire soviétique », in Temporalités, 3, 2006, p.163-181.
  • Compte-rendu de Caméra politique. Cinéma et stalinisme, numéro spécial de la revue « Théorème 8 », Paris, in Communisme, 90, 2007.
  • Compte rendu de Literaturnye ob’’edinenija Moskvy et Peterburga 1890-1917 godov. Slovar’ [Les unions littéraires de Moscou et Saint-Pétersbourg de 1890 à 1917. Dictionnaire], sous la direction de Manfred Šruba, Moscou, Novoe literaturnoe obozrenie, 2004, in Revue des Etudes Slaves, Paris, LXXVIII/2-3, 2008, p.347-350.
  • Compte rendu de Literaturnaja žizn’ Rossii 1920-x godov. Sobitija. Otzyvy sovremennikov. Bibliografija. Moskva i Petrograd, [La vie littéraire en Russie dans les années 1920. Evènements. Réaction des contemporains. Bibliographie. Moscou et Petrograd]. 2 tomes, sous la direction de A.J. Galuškin, Moscou, IMLI RAN, 2005, in Revue des Etudes Slaves, Paris, LXXVIII/2-3, 2008, p.353-356.

Interventions et communications orales

  • « Armée et société en URSS de 1917-1941 : le cas des écrivains militaires » (13 mai 2008), communication au colloque « Militaires et politiques au XXe siècle dans une perspective comparatiste ».
  • « Sources de revenus et conditions matérielles des écrivains en URSS, 1917-1941 : problèmes de méthodes et de définitions » (novembre 2005), « Istorija literaturnyh organizacij i sociologija literatury : kak izučat’ material’noe položenie literatorov v SSSR v 1917-seredine 1930-x gg. ? » (en langue russe, décembre 2006), séminaire des doctorants du Centre franco-russe en sciences sociales de Moscou.
  • « Les réformes du milieu des années 1920 dans le domaine de la rémunération des écrivains soviétiques » (mars 2006), séminaire « Arts en transition : Russie, années vingt-années 30 » de Valérie Pozner à l’Ecole Normale Supérieure. Intervention sur le thème
  • « Le canal mer Blanche-Baltique Staline (1934), pratique d’écriture collective et transformation du champ littéraire » (15 avril 2005), communication à la journée d’étude « Les usages publics de l’écriture », université de Limoges.
  • « Le journal de Kornej Čukovskij, une source d’histoire socio-culturelle » (janvier 2005), « La mise en place du Fonds littéraire de la RSFSR 1927-1930 » (février 2007), « La littérature et l’espace public en Russie au début du XXe siècle » (janvier 2008), séminaire « Histoire culturelle de la période soviétique » de Catherine Depretto (Institut d’Etudes Slaves et Université Paris IV).

Contact : felixchartreux@aol.com


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