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Séminaire au IUC de Dubrovnik - 29 août - 2 septembre 2011
Séminaire

Du 29 août 2011  au 2 septembre 2011
Horaire : 09h00 - 17h30

 

au 2 septembre 2011
Horaire : 9h00-17h30

Séminaire au IUC de Dubrovnik
29 août - 2 septembre 2011

Mémoires nationales/Mémoire européenne

Intitulé général : L’identité de l’Europe.

Les collègues intéressés se mettront en rapport avec Gilbert Merlio :

merlio.gilbert@wanadoo.fr

Année 2011 (Séminaire du 29 août au 3 septembre 2011)

Le séminaire de l’année dernière est loin d’avoir épuisé toutes les thématiques en rapport avec le programme envisagé. C’est la raison pour laquelle nous le reproduisons ci-dessus. Pour structurer davantage nos travaux en cette année 2011, nous envisageons de mettre l’accent sur les formes et les vecteurs des mémoires dans les différents pays. Les formes : les mémoires plurielles, les mémoires refoulées ou tues, mémoires officielles, savantes (l’histoire en tant que science) et ce que l’on peut appeler les mémoires sociales ou culturelles. Les vecteurs : témoins, historiens, mémorialistes, médias, produits culturels etc. Comment ces formes et ces vecteurs interagissent, s’opposent, peuvent être instrumentalisés, quelles sont les diachronies ou synchronies décelables etc. Un autre point très actuel et qui n’a été que marginalement abordé lors du séminaire de l’année dernière est le rapport entre le retour des mémoires nationales et la mise en cause plus ou moins ouverte de la démocratie ou du régime républicain (populisme etc.).

Programme déjà présenté en 2010

Peut-on, doit-on travailler à une mémoire commune en Europe ? En février 2007, le Président du Parlement européen Pöttering a proposé de créer à Bruxelles une "Maison de l’histoire européenne". Une commission d’experts a été créée pour réfléchir à sa conception et a entre-temps livré ses conclusions. Le but de cette "Maison " doit être d’élaborer une mémoire commune pour faire progresser l’idée européenne.

Actuellement la question des identités collectives fait débat. Après l’effondrement du bloc socialiste (Yougoslavie incluse), on a assisté, selon le titre d’Alain Minc, au "retour des nations" et au retour des mémoires nationales. On sait la définition que Renan donnait de la nation. Le "plébiscite quotidien" se fonde sur un sentiment d’appartenance à une histoire commune et sur l’adhésion à un projet commun. L’invocation de l’histoire du mouvement ouvrier et l’antifascisme ou l’anticapitalisme n’ont pas eu à l’évidence la capacité de créer une identité collective supranationale durable. Et actuellement il semble que plus les ensembles géopolitiques et les institutions politiques et économiques tendent vers l’élargissement, plus les identités collectives et les mémoires se fragmentent. L’élargissement de l’Europe s’est accompagné assez souvent d’un repliement identitaire des nations qui s’est traduit par des expressions populistes ou par le retour d’un passé refoulé : les mémoires d’empires dans l’Europe de l’Est, mémoire de la "double Monarchie", de l’Empire ottoman, tsariste ; retour des religions nationales ; redécouverte de passés menacés d’oubli comme l’histoire des Juifs d’Europe, celle des populations persécutées et/ou déplacées etc. Différentes mémoires sont donc entrées en concurrence, entre les nations et à l’intérieur même des nations. Devant le double défi de la construction européenne et de la globalisation, les mémoires régionales ont repris vigueur comme autant de zones à protéger. Le retour des nations a été aussi le début de l’éclatement des nations. Les migrations et les problèmes d’intégration placent les pays européens devant le problème de la "culture dominante" ou de l’acceptation du multiculturalisme ou du communautarisme.

Inversement, certains efforts ont déjà été accomplis pour favoriser la compréhension mutuelle, voire la fusion des horizons ou des mémoires, par exemple avec le manuel d’histoire franco-allemand qui serait bientôt suivi d’un manuel germano-hollandais. Mais on constate aussi de fortes réticences, par exemple dans le cas de la création à Berlin d’un centre consacré à l’histoire des réfugiés.

Ce sont ces tendances complexes et souvent contraires que notre "cours" devrait examiner en puisant dans le passé des exemples susceptibles d’éclairer les difficultés présentes. La fusion des mémoires n’est sans doute pas le premier objectif à atteindre. La compréhension mutuelle passe par la tolérance à l’égard de mémoires différentes dont il faut reconnaître la légitimité. Il faut accepter la diversité à l’intérieur des nations et entre les nations. L’avenir de l’Europe, si elle a un avenir, réside sans doute dans un modèle "cosmopolite" au sein duquel des normes communes permettraient de réguler le traitement de l’altérité. Les identités collectives et les mémoires diverses qui les sous-tendent n’y seraient pas abolies mais au contraire à la fois préservées et dépassées (en allemand on emploierait le concept hégélien de "aufgehoben") dans un cadre commun conférant à chacune une égalité de droits. L’identité collective n’a jamais été et ne sera jamais monolithique et fixée une fois pour toutes, mais implique différents niveaux d’identification dont la compatibilité doit être encouragée (p.e. l’islam de France). L’essentialisme immobile doit être évincé au profit du constructivisme. Le programme du cours devrait tenir compte à la fois des répartitions chronologiques et géographiques ou géopolitiques ( différences de problématiques dans les pays de l’Europe occidentale et dans les pays de l’Europe centrale).


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