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Le fonds Albert Thomas conservé aux Archives historiques de l’OIT

Remo BECCI

De janvier 1920 à sa mort en 1932, Albert Thomas dirigea le Bureau international du travail, secrétariat permanent de l’Organisation internationale du travail qui fut fondée en 1919 et dont la constitution est partie intégrante du Traité de paix de Versailles. Au cours de ses douze années d’activité à la tête du BIT, le cabinet d’Albert Thomas accumula, au gré des missions, réunions, questions et sujets traités, une riche collection de documents qui constitue aujourd’hui un fonds à part entière des archives historiques de l’OIT.

Genèse du fonds
Dès la constitution officielle du Bureau international du travail (BIT) en janvier 1920, dont le personnel était composé en bonne partie de fonctionnaires qui avaient participé au secrétariat de la première session de la Conférence internationale du travail (Washington DC, octobre-novembre 1919), le Bureau fut doté d’une structure propre à gérer la correspondance et les dossiers officiels du BIT suivant le modèle des Registries de l’administration britannique, berceau de l’administration du BIT. En effet, à ses débuts le Bureau était situé à Londres et ce n’est qu’après la seconde session de la Conférence internationale du travail (Gènes, juin 1920) que le Bureau pris ses quartiers à Genève, siège de la Société des Nations. Aux dossiers officiels du Registry central, les documents et correspondances d’intérêt général et nécessitant le suivi des divers services et sections du Bureau. Aux dossiers de travail de son cabinet, les plis jugés par Albert Thomas et son proche entourage plus politiques ou personnels, les notes au ou du directeur, les articles de presse et autres documents imprimés qui intéressent directement Albert Thomas. À sa mort, une grande partie des dossiers de travail furent conservés en l’état et ne firent l’objet d’un classement et inventaire qu’au milieu des années 1950. Certains dossiers, jugés d’intérêt particulier par le Registry central du BIT, furent intégrés dès 1934 au plan de classement général des dossiers officiels et tombèrent très vite dans l’oubli. En effet, ces dossiers n’ayant jamais eu d’existence administrative pour le reste du Bureau, ne firent jamais l’objet d’une véritable indexation. Le flux des courriers s’étant tari avec la mort d’Albert Thomas, ils ne furent jamais alimentés et au cours de ces soixante-dix dernières années ils sont passés inaperçus. Nous y reviendrons par la suite.

Nature de la documentation
Il s’agit de documents, rapports et correspondances qui ont été accumulés, pour la plupart, au cours d’une période de 12 années, et, pour quelques-uns, pendant 20 ans. Ils sont d’une grande diversité et comprennent entre autres :
– une abondante correspondance, diverse elle-même ; diverse par le ton et surtout par l’extrême variété des questions traitées et des occasions ; diverse par les personnalités avec qui elle est échangée, depuis le plus modeste militant jusqu’au chef de gouvernement ; diverse dans sa destination (à peu près tous les pays du monde) et dans son origine (par les lettres reçues des correspondants comme par les lettres envoyées par Albert Thomas lui-même d’Helsinki ou de Buenos Aires, de Tokyo ou de Washington) ;
– de nombreuses notes : notes personnelles, les unes manuscrites, les autres dactylographiées : notes-mémento, notes de lectures, notes fixant l’essentiel d’une conversation ou la conclusion d’une méditation ou d’une idée soudaine, notes de voyages, etc. ; et aussi, des notes à ses collaborateurs, intérieurs ou extérieurs, pour leur fournir ou leur demander une information, pour commenter leurs travaux, pour orienter leur activité ;
– les textes d’un grand nombre de discours, conférences, interviews, articles, préfaces, etc. (avec, quelquefois, les éléments ou les phases de leur préparation) ;
– des rapports et notes d’information, reçues de ses collaborateurs et de ses services, des bureaux de correspondance établis dans certains pays ;
– un assez grand nombre de brochures, livres et coupures de presse.
Cet ensemble d’environ 32 mètres linéaires apporte de précieuses informations sur l’homme, l’homme de cœur, l’homme de pensée et d’action, le négociateur, le réalisateur, l’administrateur, le directeur, l’animateur, l’orateur, l’écrivain, l’homme politique ; et aussi sur la vie et l’activité du Bureau international du travail, sur les questions sociales et même sur certains grands problèmes de politique internationale pour la période comprise entre 1913 et 1932.

Plan de classement
Le plan de classement actuel n’est pas celui d’origine. Toutefois, l’archiviste qui effectua l’inventaire prit soin de ne pas toucher au contenu des dossiers et chercha à structurer le fonds de manière logique, s’inspirant dans les grandes lignes des plans de classement mis en place dès 1938-1948 pour les dossiers officiels des cabinets des directeurs puis directeurs généraux du BIT. Le plan se subdivise en onze rubriques, soit :
1. Voyages d’Albert Thomas de 1920 à 1932, 4 m/l (mètres linéaires), représentant plus de 140 visites dans 39 pays, nous y reviendrons en fin de communication.
2. Discours, conférences et allocutions d’Albert Thomas, de 1912 à 1932, 1 m/l.
3. Articles, brochures, préfaces, interviews parus sous la plume d’Albert Thomas de 1904 à 1932, 1 m/l.
4. Le BIT comme institution, 1920-1932, 6 m/l, cette rubrique regroupe les problèmes internes et externes, du fonctionnement et des activités du Bureau international du travail (organisation, réorganisations, notes à ses collaborateurs, etc.)
5. Relations et informations (nationales et internationales) de 1920 à 1932, 8,5 m/l. Cette section recueille les dossiers contenant la correspondance personnelle d’Albert Thomas et les informations dont il s’entourait en vue de l’action. Son classement suit un plan géographique.
6. Questions de politique internationale, questions économiques, monétaires et financières, questions sociales de 1918 à 1932, 3 m/l. Cette section thématique est d’une très grande richesse et recouvre une multitude de sujets à découvrir dans l’inventaire du fonds.
7. Dossiers de correspondance avec des personnalités de 1919 à 1932, 4,5 m/l à ce jour avec plus de 800 personnes. C’est dans ce domaine, comme mentionné en début d’article, qu’un certain nombre de dossiers ont été soustraits au fonds Albert Thomas en 1934 pour être intégrés dans les dossiers officiels du BIT. À ce jour près de 80 dossiers ont été réintégrés dans le fonds. Dans la majorité des cas, il s’agit de personnalités qui ont joué un rôle de premier plan au BIT des années 1920 à 1932 (CAT 7-738 à 7-815). Citons M. Delevigne, G. de Michelis, A. Greenwood, Manley Hudson, F. W. Legett, le baron Mayor des Planches, Mgr. Nolens, H. C. Oersted, Humbert Wolfe, etc. Une trentaine d’autres dossiers pourraient être prochainement réintégrés.
8. Affaires françaises et parti socialiste, 1904 à 1932, 2 m/l. Cette section est sans aucun doute la moins exploitée du fonds et regroupe des dossiers liés aux activités d’Albert Thomas comme membre du parti socialiste, député et ministre et se compose en particulier de coupures de presse et notes diverses.
9. Biographies et nécrologies d’Albert Thomas classées par pays, 1,2 m/l.
10. Dossiers divers, 2 m/l, voir l’inventaire du fonds
11. Travaux publics (comme remède à la grande dépression), 1930-1932, 1 m/l. Cette série complète certains dossiers contenus sous le point 6.

Les voyages et missions d’Albert Thomas
En guise de conclusion, nous souhaitons mettre en exergue la richesse de la première section de l’inventaire du cabinet Albert Thomas, celle consacrée aux voyages. Infatigable voyageur, Albert Thomas avait pris goût dès son premier voyage en Russie (1898), alors qu’il était âgé de vingt ans, à rédiger des notes sur ce qu’il voyait, les gens et situations qu’il rencontrait, ses méditations, les idées ou projets qui lui venaient à l’esprit, etc.
Si l’on excepte :
– son journal de voyage de Moscou à Tomsk en Transsibérien en 1898, publié en 1905 et repris naguère en partie (Albert Thomas, Le Transsibérien, récit, Paris, Magellan et Cie, 2005) ;
– celui qu’il effectua en 1917, deux mois après la révolution de Février, édité en 1973 par I. Sinanoglou, (« Journal de Russie d’Albert Thomas, 22 avril – 19 juin 1917 », Cahiers du monde russe et soviétique, t. 14, Paris, 1973, p. 86-244) ;
– celui de 1928 en URSS alors qu’il était directeur du BIT, publié en 1959 (Albert Thomas, À la rencontre de l’Orient, notes de voyage, 1928-1929, Genève, 1959, p. 1-33).
Si l’on excepte donc ces trois journaux de voyage, tous les autres sont ignorés du public et des chercheurs en général. Ces journaux de voyages, conservés dans de nombreux dossiers de la 1re section de l’inventaire, éclairent non seulement d’un jour nouveau l’activité du BIT, mais donnent aussi une touche très personnelle à chacun des déplacements du directeur et permettent très souvent de comprendre l’origine d’amitiés et la trame des réseaux d’influence. Ils livrent aussi une image plus intime de l’homme qui se cache derrière l’institution qu’il dirige.

De janvier 1920 à sa mort en 1932, Albert Thomas dirigea le Bureau international du travail, secrétariat permanent de l’Organisation internationale du travail qui fut fondée en 1919 et dont la constitution est partie intégrante du Traité de paix de Versailles. Au cours de ses douze années d’activité à la tête du BIT, le cabinet d’Albert Thomas accumula, au gré des missions, réunions, questions et sujets traités, une riche collection de documents qui constitue aujourd’hui un fonds à part entière des archives historiques de l’OIT.

Genèse du fonds
Dès la constitution officielle du Bureau international du travail (BIT) en janvier 1920, dont le personnel était composé en bonne partie de fonctionnaires qui avaient participé au secrétariat de la première session de la Conférence internationale du travail (Washington DC, octobre-novembre 1919), le Bureau fut doté d’une structure propre à gérer la correspondance et les dossiers officiels du BIT suivant le modèle des Registries de l’administration britannique, berceau de l’administration du BIT. En effet, à ses débuts le Bureau était situé à Londres et ce n’est qu’après la seconde session de la Conférence internationale du travail (Gènes, juin 1920) que le Bureau pris ses quartiers à Genève, siège de la Société des Nations. Aux dossiers officiels du Registry central, les documents et correspondances d’intérêt général et nécessitant le suivi des divers services et sections du Bureau. Aux dossiers de travail de son cabinet, les plis jugés par Albert Thomas et son proche entourage plus politiques ou personnels, les notes au ou du directeur, les articles de presse et autres documents imprimés qui intéressent directement Albert Thomas. À sa mort, une grande partie des dossiers de travail furent conservés en l’état et ne firent l’objet d’un classement et inventaire qu’au milieu des années 1950. Certains dossiers, jugés d’intérêt particulier par le Registry central du BIT, furent intégrés dès 1934 au plan de classement général des dossiers officiels et tombèrent très vite dans l’oubli. En effet, ces dossiers n’ayant jamais eu d’existence administrative pour le reste du Bureau, ne firent jamais l’objet d’une véritable indexation. Le flux des courriers s’étant tari avec la mort d’Albert Thomas, ils ne furent jamais alimentés et au cours de ces soixante-dix dernières années ils sont passés inaperçus. Nous y reviendrons par la suite.

Nature de la documentation
Il s’agit de documents, rapports et correspondances qui ont été accumulés, pour la plupart, au cours d’une période de 12 années, et, pour quelques-uns, pendant 20 ans. Ils sont d’une grande diversité et comprennent entre autres :
– une abondante correspondance, diverse elle-même ; diverse par le ton et surtout par l’extrême variété des questions traitées et des occasions ; diverse par les personnalités avec qui elle est échangée, depuis le plus modeste militant jusqu’au chef de gouvernement ; diverse dans sa destination (à peu près tous les pays du monde) et dans son origine (par les lettres reçues des correspondants comme par les lettres envoyées par Albert Thomas lui-même d’Helsinki ou de Buenos Aires, de Tokyo ou de Washington) ;
– de nombreuses notes : notes personnelles, les unes manuscrites, les autres dactylographiées : notes-mémento, notes de lectures, notes fixant l’essentiel d’une conversation ou la conclusion d’une méditation ou d’une idée soudaine, notes de voyages, etc. ; et aussi, des notes à ses collaborateurs, intérieurs ou extérieurs, pour leur fournir ou leur demander une information, pour commenter leurs travaux, pour orienter leur activité ;
– les textes d’un grand nombre de discours, conférences, interviews, articles, préfaces, etc. (avec, quelquefois, les éléments ou les phases de leur préparation) ;
– des rapports et notes d’information, reçues de ses collaborateurs et de ses services, des bureaux de correspondance établis dans certains pays ;
– un assez grand nombre de brochures, livres et coupures de presse.
Cet ensemble d’environ 32 mètres linéaires apporte de précieuses informations sur l’homme, l’homme de cœur, l’homme de pensée et d’action, le négociateur, le réalisateur, l’administrateur, le directeur, l’animateur, l’orateur, l’écrivain, l’homme politique ; et aussi sur la vie et l’activité du Bureau international du travail, sur les questions sociales et même sur certains grands problèmes de politique internationale pour la période comprise entre 1913 et 1932.

Plan de classement
Le plan de classement actuel n’est pas celui d’origine. Toutefois, l’archiviste qui effectua l’inventaire prit soin de ne pas toucher au contenu des dossiers et chercha à structurer le fonds de manière logique, s’inspirant dans les grandes lignes des plans de classement mis en place dès 1938-1948 pour les dossiers officiels des cabinets des directeurs puis directeurs généraux du BIT. Le plan se subdivise en onze rubriques, soit :
1. Voyages d’Albert Thomas de 1920 à 1932, 4 m/l (mètres linéaires), représentant plus de 140 visites dans 39 pays, nous y reviendrons en fin de communication.
2. Discours, conférences et allocutions d’Albert Thomas, de 1912 à 1932, 1 m/l.
3. Articles, brochures, préfaces, interviews parus sous la plume d’Albert Thomas de 1904 à 1932, 1 m/l.
4. Le BIT comme institution, 1920-1932, 6 m/l, cette rubrique regroupe les problèmes internes et externes, du fonctionnement et des activités du Bureau international du travail (organisation, réorganisations, notes à ses collaborateurs, etc.)
5. Relations et informations (nationales et internationales) de 1920 à 1932, 8,5 m/l. Cette section recueille les dossiers contenant la correspondance personnelle d’Albert Thomas et les informations dont il s’entourait en vue de l’action. Son classement suit un plan géographique.
6. Questions de politique internationale, questions économiques, monétaires et financières, questions sociales de 1918 à 1932, 3 m/l. Cette section thématique est d’une très grande richesse et recouvre une multitude de sujets à découvrir dans l’inventaire du fonds.
7. Dossiers de correspondance avec des personnalités de 1919 à 1932, 4,5 m/l à ce jour avec plus de 800 personnes. C’est dans ce domaine, comme mentionné en début d’article, qu’un certain nombre de dossiers ont été soustraits au fonds Albert Thomas en 1934 pour être intégrés dans les dossiers officiels du BIT. À ce jour près de 80 dossiers ont été réintégrés dans le fonds. Dans la majorité des cas, il s’agit de personnalités qui ont joué un rôle de premier plan au BIT des années 1920 à 1932 (CAT 7-738 à 7-815). Citons M. Delevigne, G. de Michelis, A. Greenwood, Manley Hudson, F. W. Legett, le baron Mayor des Planches, Mgr. Nolens, H. C. Oersted, Humbert Wolfe, etc. Une trentaine d’autres dossiers pourraient être prochainement réintégrés.
8. Affaires françaises et parti socialiste, 1904 à 1932, 2 m/l. Cette section est sans aucun doute la moins exploitée du fonds et regroupe des dossiers liés aux activités d’Albert Thomas comme membre du parti socialiste, député et ministre et se compose en particulier de coupures de presse et notes diverses.
9. Biographies et nécrologies d’Albert Thomas classées par pays, 1,2 m/l.
10. Dossiers divers, 2 m/l, voir l’inventaire du fonds
11. Travaux publics (comme remède à la grande dépression), 1930-1932, 1 m/l. Cette série complète certains dossiers contenus sous le point 6.

Les voyages et missions d’Albert Thomas
En guise de conclusion, nous souhaitons mettre en exergue la richesse de la première section de l’inventaire du cabinet Albert Thomas, celle consacrée aux voyages. Infatigable voyageur, Albert Thomas avait pris goût dès son premier voyage en Russie (1898), alors qu’il était âgé de vingt ans, à rédiger des notes sur ce qu’il voyait, les gens et situations qu’il rencontrait, ses méditations, les idées ou projets qui lui venaient à l’esprit, etc.
Si l’on excepte :
– son journal de voyage de Moscou à Tomsk en Transsibérien en 1898, publié en 1905 et repris naguère en partie (Albert Thomas, Le Transsibérien, récit, Paris, Magellan et Cie, 2005) ;
– celui qu’il effectua en 1917, deux mois après la révolution de Février, édité en 1973 par I. Sinanoglou, (« Journal de Russie d’Albert Thomas, 22 avril – 19 juin 1917 », Cahiers du monde russe et soviétique, t. 14, Paris, 1973, p. 86-244) ;
– celui de 1928 en URSS alors qu’il était directeur du BIT, publié en 1959 (Albert Thomas, À la rencontre de l’Orient, notes de voyage, 1928-1929, Genève, 1959, p. 1-33).
Si l’on excepte donc ces trois journaux de voyage, tous les autres sont ignorés du public et des chercheurs en général. Ces journaux de voyages, conservés dans de nombreux dossiers de la 1re section de l’inventaire, éclairent non seulement d’un jour nouveau l’activité du BIT, mais donnent aussi une touche très personnelle à chacun des déplacements du directeur et permettent très souvent de comprendre l’origine d’amitiés et la trame des réseaux d’influence. Ils livrent aussi une image plus intime de l’homme qui se cache derrière l’institution qu’il dirige.




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