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Introduction

Introduction

Robert FRANK et Christophe LE DREAU

Le militantisme pour l’Europe des années vingt, trente et quarante a souvent été réduit à quelques grands noms sur lesquels tout semblait avoir été dit. Des travaux récents renouvellent heureusement la question et les contributions réunies ici font état de ces recherches achevées ou en cours [1].
Le militantisme pour l’Europe est d’abord un objet à définir et appelle de nécessaires distinctions. Militer pour la cause de l’unité européenne, c’est manifester son « européisme ». Ce néologisme apparaît pour la première fois en 1915 sous la plume de Jules Romains, nous apprend Bertrand Vayssière dans les pages qui suivent. Mais l’« européisme » a un sens plus large : il n’inclut pas seulement les militants, il englobe aussi les simples sympathisants ; il est à la fois action et opinion. On doit également le distinguer de « l’européanité » qui renvoie à l’identité culturelle, et pas nécessairement à l’identité politique ou à la volonté d’identité politique : celui qui se sent « Européen » pour des raisons qui renvoient à la civilisation, à la culture, au mode de vie, aux valeurs partagées, ne souhaite pas forcément l’unité de l’Europe et peut préférer vivre son identité culturelle européenne dans le cadre politique de son État-nation. L’anti-européisme d’hier et d’aujourd’hui revendique d’ailleurs souvent son européanité. Le passage de l’européanité à l’européisme n’est donc pas automatique. Il a été favorisé pour de très nombreux Européens – pas tous précisément – par les grands bouleversements du siècle passé : le besoin de paix après les deux guerres mondiales, la hantise du déclin face à l’essor de géants extra-européens et à la décolonisation, la peur de la menace soviétique, etc. Le réseau d’historiens européens créé par René Girault en 1988-1989 a développé de nombreux travaux montrant, entre autres choses, que, si « l’idée d’Europe » est ancienne et multiséculaire (le projet politique d’unir les Européens), elle ne se transforme en « conscience européenne », c’est-à-dire en sentiment de nécessité de construire l’Europe, qu’au XXe siècle, avec son cortège de grands cataclysmes pour les Européens. On pensait avoir repéré les deux principales phases de ce processus de « conscientisation » : les deux après-guerres, les années vingt, puis les années 1945-1950.
Les textes présentés ici, en analysant les militantismes, remettent en question ce dernier point et proposent une chronologie plus complexe. En outre, la confrontation des différentes communications permet de dégager un certain nombre d’axes de réflexion sur les composantes mêmes de l’européisme, sur la place qu’y tiennent les militants, sur la comparaison possible entre l’entre-deux-guerres et l’après 1945.

Chronologie générale et chronologies nationales
Le « temps » de l’européisme semblait donc clairement fixé.
La décennie des années vingt constituait le premier âge d’or de l’idée européenne entre la parution du livre du comte Richard Coudenhove-Kalergi, Paneurope, en 1923, et l’annonce du plan Briand à l’assemblée de la SDN le 5 septembre 1929. Les années trente, a contrario, apparaissaient comme une sorte de trou noir au sein duquel l’européisme semblait disparaître : mort de Gustav Streseman (1929), disparition d’Aristide Briand (1932), avènement du nazisme (1933), Seconde Guerre mondiale (1939). La brève décennie des années quarante voyait la renaissance d’un courant européiste dans l’immédiat après-guerre. Ce petit âge d’or connaissait son apogée avec le congrès pour l’Europe qui s’est tenu à La Haye en mai 1948.
Les années cinquante étaient celles des premières réalisations : CECA (1950), CEE (1957) mais aussi du déclin des associations européistes.
Les études offertes ici proposent de relativiser cette chronologie canonique. D’abord par la remise en cause de la chronologie générale puisque les années trente ne sont pas la « décennie blanche » que l’on a souvent présentée : la Grande-Bretagne connaît son âge d’or de l’européisme dans les années 1938-1940 soit avec près de dix années de retard par rapport aux autres pays européens du continent. L’Union européenne des fédéralistes d’après-guerre puise ses sources idéologiques chez les non-conformistes des années trente, ainsi que les a appelés Loubet del Bayle, à savoir Alexandre Marc, Denis de Rougemont… Définitivement, pour l’histoire de l’européisme, ces années trente ne sont pas ces années sombres que l’on a souvent décrites. Des années vingt flamboyantes, des années trente résistantes, des années quarante renaissantes, des années cinquante entreprenantes, l’idée européenne a, malgré les difficultés, fait preuve d’une extraordinaire persistance et continuité. L’européisme n’a pas vraiment connu de temps morts tout au long du XXe siècle.
Il faut coupler cette chronologie générale aux chronologies nationales. Chaque pays possède sa propre chronologie de l’idée européenne. L’âge d’or français n’est pas l’âge d’or anglais et ainsi de suite : 1929 avec le briandisme en France ; 1938 avec les projets d’union franco-britannique outre-Manche ; le manifeste de Ventotene (1941) pour le fédéralisme italien. L’idée européenne a du mal à s’émanciper des cadres nationaux. Sans doute faut-il un choc « européen », comme l’échec de la CED en 1954 – même si la cause est très française – pour déclencher partout en même temps le processus de déclin du fédéralisme (Bertrand Vayssière), voire la crise générale du militantisme pour l’Europe.

Rupture et continuité dans l’histoire de l’européisme : la question de la démocratie
La question de la continuité entre l’européisme d’avant et d’après-guerre se trouve inévitablement posée. Même militants, mêmes milieux porteurs, mêmes stratégies ? De fait, ces organisations pro-européennes sont clairement élitistes, les articles du présent volume le suggèrent bien. Peu d’entre elles ont cherché à devenir des mouvements de masse : elles s’adressent aux intellectuels, aux hommes d’État, aux chefs de partis ou de syndicats. Comment alors les discréditer, en leur reprochant un caractère groupusculaire que, souvent, elles n’ont pas cherché à renier.
Au-delà de cette continuité, il y a des différences essentielles entre l’avant et l’après Seconde Guerre mondiale sur lesquelles il convient de débattre. Alain Greilsammer va même jusqu’à faire naître en 1945 le militantisme pour l’Europe, en raison d’une transformation structurelle de ce mouvement : « on ne peut parler de fédéralisme européen, au sens propre et précis du terme, avant le milieu de notre siècle » [2]. Selon lui, il y a une rupture, à cette date, dans les méthodes utilisées pour imposer l’idée d’Europe unie. Avant 1945, les projets européens ne sont l’œuvre que de quelques pionniers n’ayant pas réussi, ou ne souhaitant pas, créer de véritables courants d’opinion. Leur discours s’adresse alors exclusivement aux princes et non aux peuples. En un sens, selon Alain Greilsammer, il n’y a pas foncièrement une nature différente entre un Sully, un abbé de Saint-Pierre, un Saint-Simon et un Coudenhove-Kalergi ; ils étaient des ermites prêchant dans le désert, à la recherche du Grand Homme qui les écoutera et portera leur projet. Après 1945, l’européisme devient un courant d’opinion, un mouvement politique, voire social :
« Les modèles fédéralistes, qui ont été élaborés depuis la fin de la guerre, n’ont pas été les fruits de l’imagination d’un seul penseur, ou même de quelques écrivains isolés : la doctrine fédéraliste s’est incarnée dans des groupes de promotion, plus ou moins nombreux, plus ou moins efficaces, mais ayant toujours comme support une base militante ».
À l’évidence, Alain Greilsammer se trompe en sous-estimant le mouvement européen de l’entre-deux-guerres. C’est avant 1914 que les porteurs de l’idée d’Europe paraissaient prêcher dans le désert. À partir des années vingt, lorsque naît une conscience européenne après le carnage de la Grande Guerre, il y a une meilleure réception sociale de l’idée, même si celle-ci est réservée aux élites. L’essor d’un militantisme est dès lors possible et les militants ont évidemment déjà pour objectif de toucher les opinions publiques, espérant les atteindre par l’intermédiaire de la presse, des partis politiques, par la mobilisation des milieux économiques et intellectuels.
Les deux ou trois ruptures importantes après 1945 se situent donc ailleurs. La première réside dans le discours institutionnel. Entre les deux guerres, celui-ci reste bien flou. Le mémorandum Briand de 1930 emploie tour à tour, sans les distinguer les notions de « fédération », de « coopération », etc. Après 1945, au contraire, ces distinctions essentielles sont effectuées, au point de créer des clivages politiques au sein du mouvement européen et d’opposer « unionistes » et « fédéralistes ». C’est après 1945 que le fédéralisme, du moins celui qui est appliqué à l’Europe, prend vraiment corps. À une importante nuance près, inspirée par les articles du présent volume et que l’on vient d’évoquer : les idées des années trente, l’européisme britannique des années 1938-1940 qui était fédéraliste, voilà des sources d’inspiration pour l’après 1945. La deuxième rupture est la dimension démocratique de la construction européenne, bien plus affirmée après l’expérience hitlérienne. Non point que la démocratie fût négligée par les militants européens de l’entre-deux-guerres. Le plan Briand fut malgré tout proposé à tous les régimes, y compris à l’Italie fasciste. Après la Seconde Guerre mondiale, les militants ne peuvent concevoir une Europe autre que démocratique, et la guerre froide, le rejet du communisme à l’Ouest, viennent confirmer ce choix pour une Europe réduite à son occident. Le troisième changement est la moindre place des intellectuels dans le mouvement [3]. Ils ont une préférence pour des causes qu’ils jugent universelles : tel est le cas de la Paix et de l’Europe pendant les années vingt ; après 1945, au contraire, avec la guerre froide et la décolonisation, la cause européenne leur apparaît comme bien mesquine, par rapport aux différentes causes des combats Est-Ouest ou Nord-Sud. Sans doute, convient-il encore de nuancer cette affirmation [4], mais il est vrai que les Sartre ou Camus n’ont pas eu les engagements européens d’un Valéry, d’un Romains, d’un Benda ou d’un Heinrich Mann.

Des trois mutations après 1945, la question de la démocratie est la plus importante. Il convient dès lors de s’interroger sur le rôle des résistants, pendant et après la guerre, dans ce triomphe de la volonté démocratique et, d’une façon générale, sur leur place dans le mouvement européen de 1945 à la fin des années cinquante. Le danger est de surestimer leur participation et leur contribution. La tentation est grande en effet : les européistes ont été contents de trouver une belle source de légitimité pour la construction européenne dans la noblesse de ces hommes et de ces femmes qui ont résisté à l’occupant ou au nazisme et au fascisme. Les critiques formulées par Pieter Lagrou ne peuvent donc être ignorées : ne surestime-t-on pas, pour la cause d’une piété légitimatrice, le poids de quelques hommes ou textes a posteriori  ? n’y-a-t-il pas un risque à vouloir exhumer des textes sur l’Europe unie, à les réunir dans d’épais volumes, oubliant leur statut marginal dans leur époque [5]. L’historien Walter Lipgens a particulièrement attiré l’attention par son immense travail de compilateur.
Sur l’idée d’Europe unie durant la Seconde Guerre mondiale,
« Lipgens a le mérite d’avoir retrouvé les passages dans la presse clandestine favorable à l’Europe ; il serait cependant bien plus facile de publier le quintuple de ce volume avec des passages réclamant précisément le retour à l’indépendance nationale. Si quelque chose comme une ‘Pensée de la Résistance’ a jamais existé, le nationalisme en serait un des rares traits d’union » [6].
La critique est tout à fait juste sur le plan méthodologique, mais elle n’épuise pas la question. D’abord, le concept de « nationalisme » n’est pas le plus approprié pour désigner le patriotisme des Résistants. Tout dépend évidemment du sens donné au terme. Fondons-nous sur la distinction de René Girault. Le « nationalisme d’existence », celui des communautés qui se sentent comme « nations » et qui n’ont pas encore d’État ou qui estiment légitimement ne plus en avoir pour cause d’occupation étrangère, est partagé par tous les résistants qui, unanimement, se reconnaissent dans le qualificatif de « patriotes » utilisé pendant la Révolution française, puis par les différents mouvements de nationalités au XIXe siècle en Europe. Tous veulent le retour à l’indépendance nationale, y compris les européistes qui en font un préalable obligatoire. Le « nationalisme de puissance » en revanche est rejeté par la majorité des résistants, même par les a-européistes ou anti-européistes. Il y a bien le nationalisme de grandeur du général de Gaulle et des gaullistes, mais il appartient plus à un « nationalisme d’influence » – il convient peut-être d’ajouter une catégorie à celles de René Girault pour traiter de l’Europe après 1945 – qu’au nationalisme de puissance né à la fin du XIXe siècle. Par rapport à ce dernier, la résistance européenne est en réalité antinationaliste. On connaît le mot de Romain Gary, lui-même résistant, prononcé à la sortie de la guerre :
« Le patriotisme, c’est l’amour des siens, le nationalisme, c’est la haine des autres […]. Il y a une grande fraternité qui se prépare dans le monde, les Allemands nous auront valu au moins ça... » [7].
Certes, Gary est alors européiste et tous les résistants ne le sont pas. La Machtpolitik a néanmoins fait leur unanimité contre elle et beaucoup se sont battus après la guerre pour qu’elle ne puisse plus avoir cours en Europe, pas seulement chez l’« Autre », mais aussi dans leur propre pays. Bref, les critiques de Pieter Lagrou, pour la plupart fondées, doivent être un aiguillon et non point un frein pour des recherches à continuer sur cette « Europe résistante » de l’après-guerre, tant sur ses mythes que sur ses réalités. De tels travaux sont nécessaires pour mesurer l’ampleur du changement dans le mouvement européen d’un après-guerre à l’autre. Bertrand Vayssière rappelle déjà ici le rôle de nombre d’antifascistes et de résistants dans les rangs des fédéralistes. On connaît la place des gaullistes qui, européistes militants, tels Michel Debré et Raymond Aron, se trouvent dans les réseaux unionistes avant 1950. À cet égard, bien venus sont les travaux en cours d’Alya Aglan, qui se propose de faire une histoire sociale de cette Europe résistante de l’après 1945, fondée en particulier sur une étude transnationale de l’implication des résistants dans les milieux européistes à l’échelle de plusieurs pays d’Europe [8]. Restent les communistes. Sur ce sujet, il convient de signaler la thèse d’Émilia Robin Hivert qui montre qu’il existe une véritable idée communiste d’Europe, une idée paneuropéenne qui se réclame aussi de l’esprit de la Résistance, évidemment instrumentalisée par l’URSS comme contre-proposition aux idées et réalisations de la construction européenne de l’Ouest [9].

L’européisme, un phénomène endogène et exogène, international et transnational
Assurément, l’affrontement Est-Ouest pèse de tout son poids dans la construction européenne. Celle-ci se serait-elle réalisée sans la guerre froide ? Il est impossible de répondre convenablement à cette difficile question, et les auteurs de ce volume ne s’y risquent pas. Bien des facteurs endogènes – à l’échelle de l’Europe – favorables à ce processus d’intégration existaient avant la confrontation et continuent d’exister après la fin de la guerre froide. Mais celle-ci a certainement joué un rôle de catalyse et d’accélérateur. Les États-Unis ont poussé les pays ouest-européens à s’unir. Ce n’était pourtant pas « leur premier choix », nous dit Veronika Heyde. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la plupart des milieux dirigeants américains, sauf autour de John Foster Dulles, voyaient d’un mauvais œil le surgissement d’un bloc européen, qui pourrait devenir une puissance concurrente, voire agressive. D’où la priorité donnée par Franklin Roosevelt et Cordell Hull à une organisation universelle, susceptible à la rigueur de chapeauter des groupements régionaux. Il a fallu la rupture de 1947, puis la mondialisation de la guerre froide avec les événements d’Asie orientale en 1949-1950 pour que l’Amérique pousse à l’intégration économique, puis à l’organisation politique de l’Europe occidentale. Dès lors, le militantisme européiste doit tenir compte de l’évolution des relations internationales, tant des rapports entre les États au sein du continent que des tensions entre les deux superpuissances.

Cela dit, les militants s’insèrent d’abord dans des cadres nationaux et les articles ici rassemblés montrent qu’il y a des formes nationales d’européisme. La confrontation de l’européisme belge et britannique, durant l’entre-deux-guerres, a révélé leurs nombreux particularismes locaux.
Geneviève Duchenne présente des associations pro-européennes belges avec des caractéristiques proprement belges, que l’on retrouverait avec beaucoup de difficultés dans d’autres pays. Un non-conformisme belge bien précis ; la surreprésentation de la communauté des commerçants juifs anversois, une certaine idée de la mission historique de la Belgique dans la construction européenne, etc.
De son côté, l’étude des mouvements pro-européens britanniques met en avant l’opposition de l’européisme en tant que produit d’importation ou en tant que produit d’exportation. Autant l’acclimatation des mouvements exogènes, venus du continent, a été un fiasco (tentatives infructueuses de Paneurope, de l’Initiative scandinave), autant les mouvements européistes strictement autochtones ont prospéré et ont acquis suffisamment de confiance en eux pour se lancer dans l’aventure de la création de sections nationales en Belgique, en France, en Suisse…
C’est sur cette histoire croisée des transferts sociaux et idéologiques, des effets de circulation des idées et des pratiques entre militants européens qu’il convient maintenant de travailler. Bertrand Vayssière a ouvert la voie et ainsi relevé un défi en proposant des sources et des méthodes pour une étude transnationale de ces mouvements. Voilà de belles recherches en perspective…

[1] Elles sont issues d’une demi-journée d’études qui a pris place, le 31 mars 2007, dans le cadre de l’UMR IRICE et de l’Institut Pierre Renouvin à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

[2] Alain Greilsammer, Les mouvements fédéralistes en France de 1945 à 1974, Nice, Presses d’Europe, 1975.

[3] Andrée Bachoud, Josefina Cuesta, Michel Trebitsch (dir.), Les intellectuels et l’Europe de 1945 à nos jours, Paris, Publications universitaires-Denis Diderot, 2000 ; voir aussi le Bulletin de l’Institut Pierre Renouvin, n° 5, 1998 dont le thème est « Les intellectuels et l’Europe ».

[4] Voir la thèse non publiée de Raïssa Mézières, Les intellectuels, l’Allemagne et l’idée d’Europe, 1958-1969, soutenue à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne le 12 septembre 2007.

[5] Pieter Lagrou, « La résistance et les conceptions de l’Europe (1945-1965) : anciens résistants et victimes de la persécution face à la Guerre froide, au problème allemand et à l’intégration européenne », dans Robert Frank et Antoine Fleury (dir.), Le rôle des guerres dans la mémoire des Européens, Berne, Peter Lang, 1997, p. 137-181 ; Pieter Lagrou, « European integration and the legacy of the WW2 : the invention of a European integration as a means of overcoming the German problem (1945-1965) », dans Barrie Axford, Daniela Berghahn et Nick Hewlett (dir.), Unity and diversity in the New Europe, Berne, Peter Lang, 2000, p. 79-95.

[6] Pieter Lagrou, « La résistance et les conceptions de l’Europe (1945-1965) : le monde associatif international d’anciens résistants et victimes de la persécution devant la Guerre froide, le problème allemand et l’intégration européenne », op. cit., p. 140.

[7] Romain Gary, Éducation européenne, Paris, Calman-Lévy, 1945.

[8] Voir déjà le livre tiré de son mémoire d’habilitation : Alya Aglan, Le temps de la Résistance, Paris, Actes-Sud, 2008.

[9] Émilia Robin Hivert, « Le thème de l’Europe dans les rapports de la France avec les pays communistes (1943-1958) », thèse soutenue le 13 septembre 2008 à l’Université Paris 4-Sorbonne, sous la direction de Georges-Henri Soutou.


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