Partenaires

CNRS
Logo Paris 1 Logo Paris 4

Rechercher

sur ce site

sur web cnrs

Nos coordonnées

Ce site de l’UMR SIRICE n’est plus actualisé depuis septembre 2017.
Il est appelé à disparaître, remplacé par le nouveau site qui se trouve désormais à l’adresse suivante : www.sirice.eu

-------

Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

UMR SIRICE

Bureau F 628

17 rue de la Sorbonne

75231 Paris cedex 05

mail : sirice@univ-paris1.fr


Accueil du site ::  Publications ::  Les Cahiers Sirice ::  Cahiers n°11 :: 

Syndicats allemands, syndicats français et Europe sociale dans les années 1970

Syndicats allemands, syndicats français et Europe sociale dans les années 1970

Karl LAUSCHKE

À la fin des années 1960, en France aussi bien qu’en Allemagne, les conditions politiques changent. En avril 1969, Georges Pompidou devient président de la République et entre dans une politique plus ouverte à l’intégration de l’Europe que son prédécesseur Charles de Gaulle ; quelques mois plus tard, en octobre, Willy Brandt est élu chancelier de la République Fédérale d’Allemagne, annonçant la nouvelle Ostpolitik et prévenant les inquiétudes du gouvernement français par des efforts de renforcement des Communautés européennes [1]. C’est la période d’une deuxième relance européenne marquée par la conférence au sommet de La Haye en décembre 1969. Pour dépasser les blocages dans l’intégration européenne, les chefs de gouvernement concluent un accord sur l’élargissement, l’approfondissement et l’achèvement de l’intégration européenne. Outre l’adhésion des autres pays comme la Grande-Bretagne, l’Irlande et le Danemark, on confirme l’intention de faire avancer l’Union économique et monétaire et le plan progressif de Pierre Werner, le Premier ministre luxembourgeois, publié en octobre 1970, prévoit d’atteindre ce but en dix ans.
Sous la pression de cette relance européenne les syndicats redoublent d’efforts pour constituer une organisation européenne plus forte, capable de réagir aux défis nouveaux et de défendre leurs intérêts. À cette époque, il y a trois grandes confédérations européennes [2] : la Confédération européenne des syndicats libres, fondée en avril 1969, à laquelle la Confédération syndicale allemande (DGB), l’association syndicale unitaire de l’Allemagne, aussi bien que Force ouvrière (FO) en France sont affiliées ; l’Organisation européenne de la Confédération internationale des syndicats chrétiens, fondée en 1968, nommée Confédération mondiale du travail à la suite de la déconfessionnalisation, dont la Confédération française démocratique du travail (CFDT) fait partie ; et enfin la Fédération syndicale mondiale, dominée par les communistes, à laquelle la Confédération générale du travail (CGT), le plus grand syndicat en France, appartient. Au contraire de l’Allemagne, où l’union syndicale est liée à une seule confédération internationale, en France les trois grandes confédérations sont affiliées à des organisations internationales différentes et concurrentes.
Au niveau des branches, des coopérations entre des syndicats libres et chrétiens s’établissent. En automne 1968, la Fédération générale de la métallurgie de la CFDT est admise au Comité européen des syndicats des métaux ; c’est une organisation d’orientation libre fondée en février 1963, dont IG Metall a été un membre constitutif [3]. Dans le secteur agricole, la coopération entre les syndicats d’orientation libre et chrétienne a commencé dès le début des années 1960 [4]. Ils sont entrés en contact régulièrement, à la demande de la Commission des Communautés européennes, et s’entendent en juin 1968 et en mai 1971 avec le Comité des organisations professionnelles agricoles sur le règlement des horaires de travail pour atteindre la semaine de 40 heures.
Pour constituer une confédération européenne, il faut cependant surmonter les divergences entre confédérations nationales [5]. Il s’agit d’abord du nom. Pour admettre des syndicats non affiliés à la Confédération internationale des syndicats libres, ce qui est le cas des organisations chrétiennes, il est nécessaire de renoncer au mot « libre ». Cela signifie que la confédération européenne doit s’affranchir de la confédération internationale. Il s’agit aussi de l’étendue à donner à la confédération européenne : tandis que le DGB favorise une solution limitée aux pays de la Communauté européenne, les autres confédérations se déclarent pour une solution large, qui inclurait aussi des syndicats hors de la Communauté européenne, comme ceux des pays scandinaves. Ces points de vue correspondent à des orientations politiques différentes. Dans la perspective du DGB, la confédération européenne doit être le représentant des syndicats vis-à-vis des organes bruxellois pour exercer une influence sur la politique de la Communauté européenne. En revanche, ceux qui défendent également l’adhésion des syndicats hors de la zone de la Communauté européenne objectent que d’autres pays sont aussi affectés par les décisions de la Communauté européenne et considèrent notamment la confédération européenne comme une organisation qui coordonne les activités syndicales vis-à-vis des sociétés multinationales.
En février 1973, la Confédération européenne des syndicats est fondée, dominée par les socialistes et sociaux-démocrates, mais ouverte aux syndicats chrétiens, voire communistes le cas échéant. En conséquence, en mai 1974, l’Organisation européenne de la Confédération internationale des syndicats chrétiens est dissoute et ses membres rejoignent la Confédération européenne des syndicats, y compris en France la CFDT. En juillet 1974, la Confédération générale italienne du travail (CGIL), proche du courant communiste, est admise à la Confédération européenne des syndicats, mais le DGB – en conflit interne avec son aile gauche à cette époque – s’oppose à l’adhésion de la CGT, qui rejette la Communauté européenne, la considère comme « l’Europe des monopoles et des cartels internationaux », critique la subordination des peuples à l’impérialisme américain et soutient la souveraineté nationale. Le DGB reproche son nationalisme et son attitude antieuropéenne à la CGT [6]. La confédération française la plus importante à cette époque reste donc au dehors, attaquée par le DGB [7]. De plus, alors que la Confédération européenne des syndicats n’est pas limitée aux syndicats des pays de la Communauté européenne, les différences d’orientation politique ne cessent pas et continuent à influencer la coopération entre les confédérations nationales au niveau européen, particulièrement entre les confédérations allemandes et françaises.
Des cultures différentes concernant la régulation des problèmes sociaux entre salariés et employeurs persistent [8]. En Allemagne, les partenaires sociaux sont portés au dialogue social plutôt qu’à l’affrontement, ce qui implique de faire des compromis autant que possible, sans recourir à la grève [9]. Au niveau des entreprises, cette attitude se traduit par la cogestion. En général, les revendications des syndicats qui font partie du DGB sont modérées, sauvegardant les intérêts des salariés tout en tenant compte des aspects économiques ; d’autre part, les employeurs favorisent la paix sociale en faisant des concessions aux syndicats dans la mesure du possible, tant que ceux-ci ne mettent pas en cause leurs droits de propriété. C’est pourquoi il n’y a pas beaucoup de grèves ; et même dans le cas d’un conflit social qui recourrait à ce moyen extrême, il existe des règles permettant de garder le contrôle. Les grèves politiques sont interdites et, pour cette raison, les syndicats s’adressent au gouvernement pour servir d’intermédiaire et trouver un équilibre social. Ils sont raffermis dans leur attente par le changement de gouvernement en 1969.
En revanche, en France, où le gouvernement est moins favorable au mouvement ouvrier, les employeurs sont moins portés à accepter les syndicats comme partenaires sociaux à droits égaux. Ils sont moins enclins à conclure des conventions collectives pour sauvegarder leur liberté entrepreneuriale. Il s’agit en outre d’un syndicalisme de militants : à la différence de l’Allemagne, les confédérations syndicales disposent de peu de moyens de financement et de peu de salariés permanents [10]. En conséquence, tous deux, confédérations syndicales aussi bien qu’organisations patronales, mènent une lutte de classe bien qu’ils l’interprètent de manière différente. La concurrence entre les syndicats l’accroît encore. De ce fait, il y a beaucoup plus de grèves en France qu’en Allemagne. Les négociations qui aboutissent à des conventions collectives portent sur les conditions de travail, les horaires de travail ou la sécurité de l’emploi ; mais elles ne déterminent pas le niveau des salaires, à l’exception des salaires minimums professionnels. Après mai 1968, les accords interprofessionnels prennent de l’ampleur et, pour améliorer le climat social, l’État favorise des arrangements corporatistes par des accords comme celui portant sur la formation professionnelle et par des conventions salariales dans les sociétés nationalisées.
Au niveau européen, les différences politiques entre les confédérations nationales ne causent pas de conflits manifestes. Les organisations réunies dans la Confédération européenne des syndicats sont d’accord pour reconnaître que l’approfondissement de l’intégration économique doit être complété par l’intégration sociale de l’Europe occidentale et que l’Union économique et monétaire ne doit pas être formée au détriment des salariés. Cependant, les résultats sont réduits. En octobre 1972, la Confédération européenne des syndicats libres demande – avec le Comité économique et social de la Communauté Européenne – la convocation d’une conférence sociale, mais c’est seulement en décembre 1974 que cette conférence a lieu. De la même manière, en octobre 1973, la Confédération européenne des syndicats fait une déclaration au sujet d’un programme d’action de politique sociale dans la Communauté européenne contenant des propositions sur le plein emploi, l’amélioration des conditions d’existence et de travail et finalement la participation des salariés aux décisions dans le secteur de la politique économique et sociale. Aux yeux des confédérations syndicales, le programme d’action de politique sociale que le Conseil des ministres des Communautés européennes adopte en janvier 1974 ne suffit pas. Le DGB critique les mesures proposées qui ne permettraient pas d’atteindre les buts fixés [11]. Les efforts pour coordonner et harmoniser la politique des conventions collectives au niveau de la Communauté européenne restent vains. La Confédération européenne des syndicats établit au début de l’année 1975 un comité pour faciliter les échanges d’informations et d’expériences et suivre les négociations salariales dans les pays membres de la Communauté européenne [12]. Mais les syndicats nationaux ne sont pas disposés à céder à d’autres organisations leur domaine d’action principal, à savoir la défense des intérêts des salariés sur les salaires et le temps de travail. Les syndicats allemands, comme IG Metall, insistent pour que leur autonomie tarifaire ne soit restreinte ni par le gouvernement ou même le DGB, ni par des institutions européennes, bien qu’ils préconisent l’harmonisation de la législation et de la politique des conventions collectives par étapes. Ils craignent que l’harmonisation au niveau européen n’ait des conséquences négatives au niveau national [13].
Le sommet de La Haye en décembre 1969 et celui de Paris en octobre 1972 ont laissé espérer un achèvement de l’intégration européenne et ont raffermi les confédérations dans leur attente d’une Europe sociale, parallèlement à une croissance économique continue. Mais les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Au début des années 1970, un bouleversement économique commence ; c’est la fin des Trente Glorieuses ou la fin du « rêve bref d’une prospérité perpétuelle », suscitée par les changements de l’économie mondiale, c’est-à-dire la crise du système monétaire international. Cette transformation grave, une « rupture structurelle » dans le développement du système capitaliste, est causée d’une part par le déficit de la balance des paiements courants des États-Unis et, par voie de conséquence, par la cessation de la convertibilité du dollar en or en août 1971, annonçant la fin du système de Bretton Woods en mars 1973, et d’autre part par le premier choc pétrolier à la suite de la guerre israélo-arabe d’octobre 1973 [14]. En Allemagne, le taux de croissance du produit national brut se chiffrant à 4,7 % en 1973 tombe à zéro en 1974 et devient négatif, à -1,1 %, en 1975. En 1974, la France poursuit sa croissance, mais en 1975 la production industrielle recule, pour la première fois depuis 1945. Bien que la reprise ultérieure soit vive, désormais les difficultés et les incertitudes se répandent dans tous les pays européens et accroissent les problèmes nationaux. Tandis qu’en Allemagne l’inflation commence à décliner, le nombre de chômeurs augmente de 273 000 personnes en 1973 à 1 074 000 personnes en 1975 et se maintient par la suite à ce niveau. En France, l’inflation, déjà forte avant 1973, atteint des taux à deux chiffres, et le taux de chômage passe de 3,6 % des actifs en 1973 à 6,4 % en 1977.
Inflation et chômage ne s’excluent plus et ce phénomène, la « stagflation », confronte la politique économique à des problèmes nouveaux. La politique keynésienne ne fonctionne plus et, de plus en plus, les gouvernements sont contraints de choisir d’autres méthodes pour s’adapter aux conditions nouvelles. En Allemagne, Helmut Schmidt, élu chancelier en mai 1974, et en France Valéry Giscard d’Estaing, élu président de la République lui aussi en mai 1974, tous deux anciens ministres des Finances, représentent cette nouvelle orientation de la politique économique, à savoir une stratégie anti-inflationniste.
En Allemagne, en conséquence de la décision de mars 1973 de laisser flotter la monnaie pour endiguer l’inflation liée aux fluctuations du dollar, la Banque centrale, institution indépendante du gouvernement, augmente son influence sur la conduite de la politique économique. Obligée de maintenir la stabilité des prix, elle relève son taux directeur par étapes, au prix de l’affaiblissement de l’expansion économique. Cette politique – le tournant monétariste de la banque centrale –, est confirmée par le premier choc pétrolier en octobre 1973. Pour lutter contre l’inflation menaçante, la banque centrale poursuit sa politique monétaire restrictive. À la fin de l’année 1974, au moment où l’économie tombe dans une crise manifeste, le gouvernement accepte la prédominance de la Banque centrale et ses orientations à l’égard de la masse monétaire. De ce fait, il s’efforce d’inciter les syndicats à la modération salariale pour réduire aussi bien la poussée inflationniste que les coûts salariaux unitaires et renforcer la compétitivité de l’économie allemande.
Cette politique monétariste, par laquelle la stabilité des prix est favorisée au détriment du plein emploi, ne signifie pas la fin de l’arrangement corporatiste ; celui-ci ne prend qu’une autre forme, selon laquelle chaque année la Banque centrale annonce à l’avance les objectifs de sa politique monétaire en déterminant le cadre dans lequel le gouvernement et les syndicats prennent leurs décisions. Autrement dit, c’est une « transformation d’un corporatisme de la demande à un corporatisme de l’offre » qui se trouve pendant les années suivantes être une variante à succès, du fait de sa faculté d’adaptation aux conditions économiques [15]. Cette forme de corporatisme constitue la combinaison d’une politique monétaire de la Banque centrale orientée sur la stabilité de la monnaie et la modération salariale des syndicats qui en attendent à long terme la préservation et l’augmentation de l’emploi. Au lieu des revendications sur les salaires et la répartition de la valeur entre travail et capital, les syndicats, soucieux également de renforcer la compétitivité des entreprises, s’appliquent de plus en plus à obtenir, afin d’améliorer les conditions d’emploi, des objectifs qualitatifs, comme le règlement des horaires de travail, l’organisation du travail, l’âge de la retraite variable selon les activités [16]. En échange de conventions salariales modestes au niveau des branches-pilotes, particulièrement dans l’industrie automobile ou l’industrie de construction de machines, ils reçoivent désormais des concessions destinées à atténuer les charges et les risques au travail et ceux qui sont employés peuvent conserver leur niveau de vie. Ce qu’on appelle « l’humanisation du monde du travail » est plus ou moins la conséquence de cette transformation de l’arrangement corporatiste imposée par le changement économique. À partir de 1974, le gouvernement soutient les syndicats dans leurs efforts de réaliser ces objectifs. À mesure que les comités de direction des syndicats sont capables de surmonter les tensions et conflits internes nés des groupes déviationnistes ou opposants qui se sont renforcés à partir des grèves en 1969, cet arrangement corporatiste peut s’adapter aux nouvelles conditions et, en même temps, les syndicats peuvent consolider leur position, car jusqu’à la fin des années 1980, ils ne perdent guère d’adhérents.
En France, dès août 1976, avec l’entrée en fonction du gouvernement de Raymond Barre, la lutte contre l’inflation devient également prioritaire [17]. Le Premier ministre, pour qui garantir la stabilité des prix est le seul moyen d’obtenir, contre la crise, des succès durables, introduit des objectifs annuels de croissance de la masse monétaire. Mais sa politique est un échec. Si la hausse des prix ralentit, elle remonte suite au second choc pétrolier de 1979-1980 et le chômage augmente de même. Après la victoire du candidat socialiste, François Mitterrand, à l’élection présidentielle en mai 1981, le gouvernement de Pierre Mauroy décide de rompre avec les orientations précédentes. Comme l’affaiblissement monétaire, indice de la compétitivité déclinante de l’économie française, continue, le gouvernement retourne en juin 1982 à la politique de rigueur et la politique salariale met en avant la contrainte extérieure. Par un blocage des rémunérations dans la fonction publique, l’État donne l’exemple de la rigueur. Il fait confiance à la crainte du chômage et à la faiblesse syndicale pour obtenir dans le secteur privé la modération salariale. Par la loi, l’entreprise devient un lieu de négociation [18]. La négociation d’entreprise est confortée dans son développement par la volonté des partenaires sociaux de mener la négociation au niveau interprofessionnel. Ce changement est accompagné par la chute du nombre d’adhérents des organisations syndicales à partir de 1977 ; seule FO, la confédération la plus proche des syndicats allemands dans ses principes de base, voit la progression de ses adhérents se poursuivre. Ainsi, un arrangement corporatiste s’installe, bien qu’il soit moins effectif que celui existant en Allemagne. La centralisation organisée du système salarial n’est pas aussi avancée qu’outre-Rhin et, de plus, les syndicats ne peuvent obliger leurs adhérents à accepter les accords conclus s’ils n’en ont pas l’intention.
Au niveau européen, la Confédération européenne des syndicats parvient à obtenir que soient établies des lignes directrices et une certaine harmonisation entre les pays membres concernant les licenciements collectifs et la défense des intérêts des salariés en cas de réorganisation de l’entreprise ou d’insolvabilité. Mais, en ce qui concerne le domaine d’action principal des syndicats, les règlements sur les salaires et le temps de travail, ils restent fragmentés et non coordonnés entre les syndicats nationaux. Même l’objectif de refréner au niveau européen le
dumping social est contraire aux corporatismes nationaux [19].

[1] Jürgen Mittag, Kleine Geschichte der Europäischen Union. Von der Europaidee bis zur Gegenwart, Münster, Aschendorff, 2008, p. 142-152.

[2] Voir les essais de Charles Wilms-Wright, de Tom Etty et de Werner Oesterheld, Werner Olle, in Werner Olle (dir.), Einführung in die internationale Gewerkschaftspolitik, tome 1, Berlin, Olle & Wolter, 1978, p. 185-222.

[3] Klaus Henning, Yves Clairmont, Contre-pouvoir et force novatrice au service des travailleurs d’Europe. La Fédération Européenne des Métallurgistes fête ses 40 ans, Bruxelles, édition propre, 2011, p. 72.

[4] Rainer Fattmann, Für ein soziales Europa. Der Agrar-, Lebensmittel- und Tourismusbereich in der europäischen Gewerkschaftspolitik seit der Gründung der Europäischen Wirtschaftsgemeinschaft, Münster, Westfälisches Dampfboot, 2013, p. 80-146.

[5] Barbara Barnouin, The European Labor Movement and European Integration, London, Frances Pinter, 1986.

[6] Ulrich Wacker, „Zur Europapolitik der französischen Gewerkschaft CGT“, in Frank Deppe (dir.), Arbeiterbewegung und westeuropäische Integration, Köln, Pahl-Rugenstein, 1976, p. 276-298.

[7] Dominique Andolfatto, Dominique Labbé, La CGT. Organisation et audience depuis 1945, Paris, La Découverte, 1997.

[8] Rainer Hudemann, „Sozialpartnerschaft oder Klassenkampf ? Zu deutsch-französischen Spannungsfeldern seit dem 19. Jahrhundert“, in Christof Dipper, Lutz Klinkhammer, Alexander Nützenadel (dir.), Europäische Sozialgeschichte, Berlin, Duncker & Humblot, 2000, p. 173-184.

[9] Hans-Otto Hemmer, Kurt Thomas Schmitz (dir.), Geschichte der Gewerkschaften in der Bundesrepublik Deutschland. Von den Anfängen bis heute, Köln, Bund, 1990.

[10] Voir de René Mouriaux, Le syndicalisme en France depuis 1945, Paris, La Découverte, 1994 ; Dominique Andolfatto, Dominique Labbé, Histoire des syndicats (1906-2006), Paris, Le Seuil, 2006, et Christel Hartmann, Marion F. Hellmann, Wolfgang Kahlig, Werner Oesterheld, Werner Olle, „Grundstrukturen gewerkschaftlicher Politik in Frankreich“, in Olle, Einführung …, op. cit., tome 2, p. 8-48 ; tous ne traitent pas des aspects européens.

[11] Geschäftsbericht des Bundesvorstandes des DGB 1972-1974, p. 74-75.

[12] Geschäftsbericht des Bundesvorstandes des DGB 1975-1977, p. 287-289.

[13] Stephan Seifen, „Die Bedeutung der europäischen Beschäftigungspolitik für den Strategiewandel der Gewerkschaften“, in Mitteilungsblatt des Instituts für soziale Bewegungen, t. 42, Essen, Klartext, 2009, p. 187-213.

[14] Burkhart Lutz, Der kurze Traum immerwährender Prosperität. Eine Neuinterpretation der industriell-kapitalistischen Entwicklung im Europa des 20. Jahrhunderts, Frankfurt/Main ; New York, Campus, 1984 ; Werner Abelshauser, Deutsche Wirtschaftsgeschichte seit 1945, München, C.H. Beck, 2004, p. 408-436 ; Jean-François Eck, Histoire de l’économie française depuis 1945, Paris, Armand Colin, 2000, p. 39-61.

[15] Franz Traxler, „Geldpolitik, Tarifsystem und Korporatismus“, in Paul Windolf (dir.), Finanzmarkt-Kapitalismus. Analysen zum Wandel von Produktionsregimen, Wiesbaden, Verlag für Sozialwissenschaften, 2005, p. 372-393.

[16] Udo Rehfeldt, « Les syndicats allemands et la modernisation technologique », in Geneviève Bibes, René Mouriaux (dir.), Les syndicats européens à l’épreuve, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1990, p. 229-246.

[17] Eck, Histoire…, op. cit., p. 43-47.

[18] Guy Groux, René Mouriaux, « Le cas français » et Jean-Yves Potel, « France. La lutte fratricide », in Bibes, Mouriaux, Les syndicats…, op. cit., p. 49-68 et p. 171-192.

[19] Traxler, Geldpolitik…, op. cit., p. 383-386.


Liste de diffusion

À noter

Assemblée générale UMR SIRICE 2017

Ce site de l’UMR SIRICE n’est plus actualisé depuis septembre 2017. Il est appelé à (...)

Séminaire SIRICE 2016-2017

Depuis le 15 septembre 2015, le nom de l’UMR Irice évolue en UMR SIRICE (Sorbonne-IRICE) (...)