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Introduction

Introduction


Nicolas Badalassi et Houda Ben Hamouda


Il est des aires géographiques qui, malgré le temps qui passe, continuent chaque jour à attirer vers elles tous les regards. La Méditerranée est de celles-là. Interface entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique, elle demeure au cœur des relations internationales comme elle l’a été durant tout le XXe siècle. Tous les territoires qui la bordent ont été, durant ce siècle de fer et de sang, touchés par la guerre, qu’il s’agisse des deux conflits mondiaux, des guerres civiles espagnole, grecque ou algérienne, des guerres de décolonisation ou des conflits israélo-arabes. Encore aujourd’hui, le bassin méditerranéen reste sous les feux des projecteurs, d’abord et surtout en raison de la guerre en Syrie.

Ce conflit, entamé en mars 2011 et qui, au début de l’été 2013, a déjà fait plus de 93 000 morts selon l’ONU [1], illustre une fois de plus l’impuissance des membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies. Il met surtout en exergue la concurrence persistante des grandes puissances au Proche et au Moyen-Orient. Les moyens de résolution de la crise syrienne sont connus, ils résulteront d’abord d’un accord russo-américain puis d’un compromis entre le régime et une partie de l’opposition. L’opposition de la Russie de Vladimir Poutine à toute intervention en Syrie et son soutien au régime de Bachar Al-Assad témoignent de l’intérêt que porte le Kremlin à la région. Cette position de la Russie est en outre un moyen pour cette dernière de maintenir une alliance en Méditerranée orientale et ainsi de prolonger une influence née durant la guerre froide.

Celle-ci fut en effet une période décisive pour ce qui est de la politique méditerranéenne de Moscou. Comme l’a très bien montré Ennio Di Nolfo dans sa contribution à The Cambridge History of the Cold War [2], les décennies qui suivent la Seconde Guerre mondiale et la compétition menée tous azimuts contre les États-Unis sont l’occasion pour l’Union soviétique de poursuivre une stratégie entamée dès le début du XVIIIe siècle par l’Empire russe lorsqu’il tentait d’accroître sa présence en Méditerranée en exerçant une pression continue depuis la mer Noire. Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, le bassin méditerranéen devient un espace central de l’opposition soviéto-américaine et les premières tensions de la guerre froide s’y manifestent, en Grèce et en Turquie notamment. Durant les années qui suivent, Moscou et Washington intensifient leurs efforts pour élargir leur influence sur toutes les rives de la « grande bleue », d’autant qu’au même moment les empires coloniaux français et britanniques s’effritent de plus en plus violemment, laissant la place à de nouveaux États désireux de développer leurs relations économiques et commerciales avec les puissances les plus offrantes.

La nouvelle donne géopolitique qui fait suite à la décolonisation ouvre ainsi de nouvelles perspectives pour l’URSS comme pour les États-Unis. Les années 1960 marquent de la sorte un tournant dans l’histoire de la Méditerranée, tout comme elles correspondent à une période charnière pour l’histoire des relations internationales. Après que la crise de Cuba a mis le monde « au bord du gouffre », la détente qui s’instaure dans les rapports Est-Ouest laisse entrevoir quelques années de répit et, de fait, rend possible un réel dialogue et un début de coopération entre États. Cependant, l’apaisement des tensions en Europe reporte la guerre froide vers le Sud, faisant de la Méditerranée un nouveau foyer d’opposition latente entre l’Est et l’Ouest.

Ce numéro adopte un point de vue résolument novateur pour traiter d’une période déjà bien connue. En effet, si les relations entre pays occidentaux et bloc de l’Est, tout comme celles entre anciennes puissances coloniales et anciennes colonies, ont fait l’objet de nombreux travaux d’historiens, les rapports entre pays de l’Est et États méditerranéens sont longtemps restés en marge de l’historiographie. Certes, Tarek Y. Ismael dans son ouvrage The Communist Movement in the Arab World et Hashim S.H. Behbehani dans The Soviet Union and Arab Nationalism, 1917-1966 [3] analysent l’expansion du communisme dans les pays arabes et les diverses politiques culturelles, économiques de l’Union soviétique envers eux. Mais ces recherches et bien d’autres ne s’intéressent pas, ou superficiellement, aux politiques étrangères de l’Europe l’orientale.

Dans Culture et politique étrangère des démocraties populaires [4], sous la direction d’Antoine Marès, de nombreuses contributions abordent les politiques étrangères par la dimension diplomatique et culturelle des démocraties populaires, mais celles-ci se focalisent principalement sur les relations Est-Ouest. Pourtant, les relations Est-Sud durant la période de la guerre froide sont loin d’être négligeables ; elles apparaissent même essentielles pour qui veut saisir toute la portée des relations internationales en Méditerranée à partir de la décennie 1960, une fois terminé le processus de décolonisation en Afrique du Nord et alors que le conflit israélo-arabe reprend de la vigueur.

Nous avons ainsi fait le choix délibéré de limiter le champ d’analyse aux années allant de 1967 à 1989, l’une et l’autre de ces dates représentant des césures majeures pour les espaces qui nous intéressent, même si la première semble à première vue marquer davantage l’histoire du bassin méditerranéen et la seconde celle du monde soviétique. La réalité est, comme souvent, plus complexe. La victoire éclair d’Israël lors de la guerre des Six-Jours, qui se déroule du 5 au 10 juin 1967, surprend le monde entier [5], exacerbant les haines contre l’État hébreu et sacralisant dès lors la cause palestinienne, soutenue par Moscou. Tandis que depuis la crise de Suez de 1956 les rapports entre Tel Aviv et ses voisins s’étaient relativement apaisés, cette guerre bouleverse la géopolitique du Proche-Orient et accentue l’implication des États-Unis en Méditerranée, ces derniers remplaçant la France dans son rôle de principal allié d’Israël. Frédéric Gloriant revient sur cette évolution cruciale dans sa contribution : il montre comment le général de Gaulle a tenté d’imposer un règlement quadripartite de la crise afin d’éviter que les affaires du Proche-Orient ne soient soumises au seul condominium soviéto-américain. Eleonora Guasconi poursuit cette réflexion en s’arrêtant sur la volonté des pays de la Communauté européenne de mettre sur pied, dans les années 1970, un vrai dialogue euro-arabe dans le but, là encore, de ne pas se voir écartés des négociations sur le Moyen-Orient et de garantir leur approvisionnement en hydrocarbures.

Au contraire, la guerre des Six-Jours inaugure une période de doute et de tâtonnement dans la politique méditerranéenne de l’Union soviétique, qui se voit progressivement mise à l’écart des affaires du Proche-Orient et limite son soutien aux mouvements nationalistes arabes à quelques opérations engagées auprès de ses traditionnels clients iraquien, syrien et palestinien [6]. Cela ne signifie cependant pas la disparition des liens entre l’Est et les pays arabes. Claudia Castiglioni fournit une intéressante analyse des relations économiques et commerciales développées entre Moscou et Téhéran de 1962 à 1979, l’Iran devenant l’un des principaux récipiendaires de crédits soviétiques dans le Tiers Monde à partir de la seconde moitié des années 1960. Le Kremlin entend démontrer de la sorte qu’il n’abandonne pas la partie au Moyen-Orient.

L’une des préoccupations de cet ouvrage est de mettre en avant la poursuite de ces rapports en soulignant le rôle des pays satellites de l’URSS. Ceux-ci utilisent leurs relations avec les Arabes pour accroître leur marge de manœuvre et se libérer de l’emprise soviétique. Les contributions d’Amélie Regnauld et de Massimiliano Trentin montrent ainsi les efforts déployés par la RDA pour se rapprocher de l’Égypte et de la Syrie et renforcer de la sorte son crédit international en développant des liens de toutes sortes, notamment économiques et scientifiques. Le cas de la Tchécoslovaquie est également révélateur d’une volonté des États du pacte de Varsovie de trouver en Méditerranée orientale des débouchés économiques durables : Jan Adamec démontre comment la vente d’armes à la Syrie par Prague était, dans les années 1970 et 1980, avant tout destinée à soutenir l’industrie d’armement tchécoslovaque.

Il en va de même concernant l’exemple bulgare présenté par Nadya Filipova, qui met très bien en valeur l’évolution du regard de Sofia vis-à-vis du monde arabe avant et après la guerre des Six-Jours : si le désir de renforcer les relations politiques et économiques entre la Bulgarie et les pays du Moyen-Orient se justifie dans un premier temps par l’envie de se montrer solidaire à la fois d’un nationalisme arabe anti-impérialiste et de peuples héritiers eux aussi de l’Empire ottoman, la victoire d’Israël et l’explosion de la demande en armes que suscite le sentiment de revanche dans les pays arabes laissent entrevoir aux Bulgares de formidables débouchés pour leurs usines d’armement. Marietta Stankova prolonge cette analyse en étudiant les enjeux de la politique de coopération politique et économique déployée par Sofia à l’égard de la Syrie, de l’Égypte et de la Libye durant les deux dernières décennies de la guerre froide, de même que le soutien actif de la Bulgarie à l’Organisation de Libération de la Palestine. On voit ainsi comment l’un des pays de l’Est les plus fidèles à Moscou cherche à diversifier ses activités et ses relations en Méditerranée en prenant garde toutefois de ne jamais gêner les initiatives soviétiques.

L’année 1967 équivaut également à d’importants bouleversements en Europe du sud-est, notamment en Grèce où se met en place au mois d’avril la dictature des colonels. John Sakkas et Nataliya Zhukova analysent les changements qu’engendre cette évolution dans l’attitude soviétique vis-à-vis de Chypre. Jusque-là pro-grecque et soutenant les efforts d’Athènes visant à internationaliser la question chypriote, l’URSS modifie son point de vue à la fin des années 1960 du fait de l’amélioration de ses relations avec la Turquie et parce qu’elle n’entend pas dialoguer avec un régime dictatorial pro-américain. Celui-ci dure jusqu’en 1974, ne résistant pas au chaos politique créé par les événements de Chypre. Envahie par l’armée turque dans sa partie septentrionale, l’île attire tous les regards à l’été 1974. Les Soviétiques demeurent pourtant inactifs : J. Sakkas et N. Zhukova reviennent sur les raisons de cette inaction, démontrant la volonté de Moscou de ne rien faire qui puisse nuire à leur politique visant à maintenir le statu quo Est-Ouest dans le monde. Nicolas Badalassi complète cette étude en évaluant l’impact de l’affaire chypriote sur le processus d’Helsinki, justement destiné, dans l’esprit des décideurs du Kremlin, à pérenniser la division de l’Europe en deux blocs. Il met en exergue le rôle de médiateurs joué par Malte, qui profite de la crise chypriote pour réclamer le départ des flottes soviétique et américaine de la Méditerranée, et des États de la Communauté européenne, désireux de voir la conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) consacrer la détente et permettre à tous les pays européens de s’exprimer plus librement.

De ce point de vue, Rinna Kullaa montre l’influence des neutres et non-alignés (NNA) sur la réussite de la CSCE en s’arrêtant sur le cas de la Yougoslavie, qui a la particularité d’être à la fois un pays de l’Europe socialiste et un État méditerranéen. En évaluant l’impact de la politique étrangère de Belgrade sur la détente et sur les relations entre les deux « grands », elle souligne l’important glissement qui s’opère dans les années 1970 au sein du mouvement des NNA : tandis que la CSCE voit triompher en Europe la neutralité à la finlandaise, le centre névralgique du non-alignement se déplace de la Méditerranée vers l’Amérique latine, érodant de ce fait le leadership yougoslave en la matière. La contribution d’Élise Bernard apporte un éclairage juridique fondamental à ces réflexions et permet de mieux comprendre et distinguer les notions de neutralité et de non-alignement. En comparant l’Espagne franquiste avec la Yougoslavie titiste, elle démontre que le second de ces deux termes n’est pas une simple variante du premier.
Au total, en se fondant sur l’exploitation d’archives la plupart du temps inédites, les contributions présentées dans cet ouvrage mettent clairement en valeur la richesse des relations Est-Sud durant les vingt dernières années de la guerre froide et soulignent la variété des acteurs qui y prennent part. Les affaires méditerranéennes sont ainsi loin d’être du seul ressort des deux « grands ». À l’Est, si la prépondérance de Moscou reste incontestable, chacun des pays du pacte de Varsovie cherche à tirer son épingle du jeu et à nouer des relations solides avec les États arabes que sont la Syrie, l’Égypte, l’Iran, l’Irak, et avec l’OLP. La guerre des Six-Jours joue un rôle de catalyseur dans ce processus dans la mesure où le rapprochement israélo-américain justifie une lutte commune contre « les impérialistes » et, par la même occasion, permet aux industries militaires est-européennes de trouver de nouveaux débouchés. À l’inverse, les nations arabes – on le voit notamment avec l’Égypte – voient dans les pays de l’Est des partenaires capables de les aider à se moderniser et à se désengager des aires d’influence héritées de l’ère coloniale ou imposées par la guerre froide. En ce sens, les rapports Est-Sud vont au-delà de la simple solidarité idéologique et se déploient sur des terrains éminemment concrets.

Les États de l’Europe méditerranéenne ne sont pas en reste et, profitant du décalage qui s’instaure dès les années 1960 entre la détente en Europe et les tensions au Proche-Orient, tâchent de se poser en médiateurs des relations Est-Sud. On le voit avec la France du général de Gaulle puis avec les Neuf de la Communauté européenne dans les années 1970, mais également avec l’Espagne, la Yougoslavie, la Grèce, Chypre et Malte.

Si la guerre froide s’étend en Méditerranée au moment où la détente se développe en Europe, la césure européenne de 1989 en est aussi une pour le bassin méditerranéen. Certes l’influence américaine l’emporte largement sur sa concurrente soviétique dès 1975, mais la présence de l’URSS et de ses alliés ne disparaît pas pour autant. 1989 change la donne. L’effondrement du bloc de l’Est entraîne la disparition de la solidarité arabo-socialiste fondée sur la lutte contre l’ennemi commun et réduit considérablement les échanges commerciaux. En outre, la montée en puissance de l’islamisme radical et l’éclatement de la Yougoslavie bouleversent la géopolitique du bassin méditerranéen. Mais malgré cela, la période qui s’ouvre avec les années 1990 voit perdurer certains paramètres déjà présents pendant les années de guerre froide et qui continuent à prévaloir dans les relations internationales actuelles : Chypre demeure divisée, la Russie reste proche de la Syrie, les Français rêvent encore d’influence en Méditerranée et les Européens sont toujours à la recherche de solutions pour relancer le dialogue euro-arabe. En témoigne la création, en 2008 et à l’initiative de la France, de l’Union pour la Méditerranée (UPM), destinée à en rapprocher les pays riverains. Bien qu’actuellement enlisée, notamment en raison des tensions au Proche-Orient, l’UPM ne doit pas être négligée, car au-delà des oppositions qui la caractérisent depuis sa naissance, elle a au moins l’intérêt de fournir un cadre permanent de négociations. Elle concrétise en outre le lien que cet ouvrage tente d’analyser : les anciens pays satellites de l’URSS ainsi que trois anciennes républiques socialistes sont désormais membres de l’Union européenne et, de ce fait, siègent parmi les nations de la Méditerranée.


Nous profitons de la publication des actes du colloque pour exprimer notre reconnaissance aux membres du comité scientifique, présidé par Robert Frank (université Paris 1) et composé de Frédéric Bozo (université Paris III), Éric Bussière (université Paris IV), Antonio Varsori (université de Padoue), Georges Corm (université Saint-Joseph Beyrouth), Nicolas Vaicbourdt (université Paris 1), Élisabeth du Réau (université Paris III), Jean-Robert Henry (IREMAM, Aix-en-Provence), Fritz Taubert (université de Bourgogne).
Nous remercions également les organismes qui ont financé ce colloque : l’UMR Irice (Identités, relations internationales et civilisations de l’Europe), la Fondation Pierre du Bois pour l’histoire du temps présent, représentée par sa présidente, Irina du Bois, l’université Paris 1- Panthéon-Sorbonne et l’université Paris IV- Sorbonne.
Nous remercions chaleureusement Alia Corm pour sa relecture et ses corrections de l’anglais dans ce volume.
Enfin, nous sommes tout particulièrement reconnaissants au professeur Robert Frank, sans qui ce colloque n’aurait pu avoir lieu.



[1] Rapport de l’ONU du 13 juin 2013, consulté sur le site du centre d’actualités de l’ONU le 18 juin 2013 : [http://www.un.org/apps/newsFr/story...].

[2] Ennio Di Nolfo, « The Cold War and the Transformation of the Mediterranean, 1960-1975 », in Melvyn P. Leffler, Odd Arne Westad (eds.), The Cambridge History of the Cold War, vol. II, Conflicts and Crises, 1962-1975, Cambridge, Cambridge University Press, 2010, p. 254-255.

[3] Hashim S.H. Behbehani, The Soviet Union and Arab Nationalism, 1917-1966, London, KPI, 1986. Tareq Y. Ismael, The Communist Movement in the Arab World, New York, Routlege, 2005. Voir également Fred Halliday, L’URSS et le monde arabe, Paris, Le Sycomore, 1982.

[4] Antoine Marès (dir.), Culture et politique étrangère des démocraties populaires, Paris, Institut d’études slaves, coll. « Cultures et sociétés de l’Est », 2007. Voir également Fritz Taubert, La guerre d’Algérie et la République démocratique allemande. Le rôle de l’« autre » Allemagne pendant les « événements », 1954-1962, Dijon, Éditions universitaires de Dijon, coll. « Sociétés », 2010.

[5] Voir Pierre Hazan, 1967, la guerre des Six-Jours. La victoire empoisonnée, Bruxelles, Complexe, 2001 (1ère édition 1989).

[6] Douglas Little, “The Cold War in the Middle East : Suez Crisis to Camp David Accords”, in Melvyn P. Leffler, Odd Arne Westad (eds.), The Cambridge History of the Cold War, vol. II : Crises and Détente, op.cit., p. 326.


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