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Mondes électriques. Créations, circulations, tensions, transitions, 19e-21e s.
Appel à communications

15 mars 2014
Horaire : 15h05 - 16h05

 

Colloque international

Mondes électriques. Créations, circulations, tensions, transitions, 19e-21e s. 18-19 décembre 2014 (Paris, France)

Appel à communications

En 1990, l’Association pour l’histoire de l’électricité en France organisait un colloque intitulé « Electricité et électrification dans le monde ». Cette manifestation marquait l’ambition de dépasser les frontières hexagonales pour s’ouvrir sur le monde de l’électricité . C’était une extension spatiale des interrogations essentiellement nationales qui avaient cours alors au sein de l’Association. Une vingtaine d’années plus tard, le Comité d’histoire de l’électricité et de l’énergie renoue avec cette ambition, pour créer un nouveau jalon de l’histoire de l’électricité à l’échelle du monde, mais sous un angle, qui, à côté du cadre national ou conjointement à lui, tienne aussi désormais compte des approches transnationales, connectées, globales, impériales qui ont marqué les développements de l’historiographie durant la période. Il s’agira aussi d’accorder une plus grande attention à la question du genre et à la période la plus contemporaine, la seconde moitié du 20e siècle et les deux dernières décennies, qui ont connu de profonds changements en matière de production et de régulation, et sur lesquelles portent un nombre croissant de travaux. De nouvelles recherches ont été conduites, de nouveaux territoires explorés , qu’en somme ce colloque permettra de réunir et de mettre en perspective.

Le passage du singulier au pluriel pour qualifier l’électricité à l’échelle globale annonce la diversité des phénomènes étudiés et des approches mobilisées. Ces mondes de l’électricité, nous souhaitons les aborder à travers quatre axes privilégiés, non exclusifs, mais qui sont apparus comme des priorités scientifiques.

1. la création et les dynamiques d’innovation qui caractérisent les systèmes et les cultures électriques, différenciés selon les contextes, qu’on les compare ou qu’on étudie leurs connexions. Les solutions développées pour répondre aux problématiques des espaces ruraux (petites unités diesel au Brésil qui illustrent une forme d’insularité rurale), les énergies dites alternatives (le développement du solaire pour des productions hors-réseau) et les réseaux dits intelligents témoignent chacun à leur manière de la diversité de ces dynamiques à travers la planète ;

2. les circulations des hommes, des savoirs, des techniques électriques à travers les espaces politiques. Le nucléaire civil, par exemple, ne se limite ainsi pas au projet Atoms for peace qui serait une volonté politique d’implanter cette énergie dans le monde. En Europe, de l’Ouest comme de l’Est, puis dans les autres pays du monde, les projets nucléaires s’inscrivent dans un entrelacs de politique nationale, de lobbying industriel international, de réglementation internationale, de promotion et de contestation transnationales, etc. L’une des ambitions du colloque est bien de tenter de mettre au jour ce type d’entrelacs et de sortir des explications monocausales, non seulement pour le nucléaire, mais également pour la grande hydroélectricité (Inga, Trois-Gorges, Itaipu…), les centrales thermiques (Allemagne, Pologne), le photovoltaïque ainsi que les éoliennes (Espagne, Ethiopie…) ;

3. les tensions qui, à travers les inégalités nationales et internationales, ou les controverses sur les impacts sociaux, environnementaux et économiques de l’énergie électrique, rendent compte du caractère à la fois technique et politique de l’électricité. La montée en parallèle des thèmes de la précarité et des économies d’énergie dans les pays industrialisés en est une manifestation concrète et presque quotidienne. Entre « acceptation sociale », hybridation des technologies et accès à l’électricité, les mobilisations politiques sont nombreuses autour de l’électricité, que ce soit dans l’opposition aux aménagements (Grand Inga en RDC, Jirau au Brésil, centrales nucléaires…), dans la revendication à l’accès (manifestations liées aux coupures d’électricité en Guinée, en Inde…) ou dans la contestation de la présence des entreprises étrangères (Bulgarie, Bolivie…).

4. L’inscription des dynamiques de l’électricité dans une histoire plus large des énergies peut être menée par une étude des relations avec d’autres énergies. La conversion des autres énergies (charbon, gaz, pétrole, solaire…) en électricité est souvent présentée comme apportant souplesse dans la gestion du réseau et dans la consommation. Sur quelles bases s’effectue ce raisonnement ? Comment l’étude des relations entre énergies peut-elle faire avancer la connaissance des « transitions » ou celle des « additions » énergétiques, en particulier dans la longue durée ? Quelle place occupe l’autoproduction par rapport à la production centralisée dans ces différentes organisations ? Ces interrogations peuvent faire l’objet d’approches historiques mais sont également voulues pour être résolument pluridisciplinaires, et notamment à destination de la sociologie et de l’économie. L’histoire de l’électricité n’est pas, ne devrait pas être seulement l’objet des historiens de l’électricité. Elle est celle des historiens de l’énergie plus globalement. Mais aussi celle des historiens des sciences, de la consommation, de la ville, des représentations, de l’environnement, du genre. C’est résolument dans cette perspective qu’est lancé cet appel à communications qui cherche à établir un dialogue interdisciplinaire sur l’histoire, la politique et la culture des mondes électriques. Il s’adresse non seulement à la discipline historique, mais aussi à la sociologie, à l’anthropologie, à la géographie, à la science politique, à l’économie, au droit.

Les langues de travail seront le français et l’anglais. Une publication bilingue est prévue.

Deux formats de propositions de communication sont possibles :

  • Une session complète, de préférence composée de trois communications
  • Une communication isolée

Dans tous les cas chaque proposition de communication comprendra un résumé en 500 mots en français ou en anglais ainsi qu’un cv d’une page, assortis le cas échéant d’une présentation en 500 mots des objectifs de la session. Les organisateurs du colloque disposent de possibilités limitées de prise en charge des frais de transport et de séjour, en particulier pour les chercheurs en début de carrière et affiliés à des institutions de pays non membres de l’OCDE. Merci de faire part de votre éventuelle demande de financement dès la soumission de votre proposition de communication, sous forme d’une lettre séparée.

La date-limite pour la réception des propositions est fixée au 15 mars 2014. Les réponses seront données par les membres du conseil scientifique au plus tard le 15 avril 2014.

Conseil scientifique

  • Alain Beltran, directeur de recherche au CNRS, Irice UMR 8138, président du Comité d’histoire de l’électricité et de l’énergie
  • Daniel Breslau, Associate Professor, Virginia Tech Christophe Bouneau, professeur d’histoire contemporaine, Université Bordeaux 3
  • Yves Bouvier, maître de conférences en histoire contemporaine, Université Paris-Sorbonne
  • Gabrielle Hecht, professeure d’histoire contemporaine, Université du Michigan
  • Léonard Laborie, chargé de recherche au CNRS, Irice UMR 8138
  • Stéphanie Le Gallic, ATER à l’Université Paris-Sorbonne
  • Pierre Lanthier, professeur d’histoire contemporaine à l’Université du Québec à Trois-Rivières
  • Serge Paquier, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Saint-Etienne

Electric worlds : creations, circulations, tensions, and transitions, from the 19th to the 21st centuries

18-19 December 2014 Paris, France

Call for Papers

This conference builds on recent developments in transnational, global, and imperial histories to explore new approaches to the history of energy and electricity. It will examine the worlds of electricity along four axes :

1. Creations : the dynamics of innovation that shape electric systems and cultures in different contexts ; comparisons and connections among these dynamics ; electrification of rural spaces ; alternative energy sources ; smart grids. 2. Circulations : the movement of people, knowledge, and technologies through political spaces. Far from being a purely national phenomenon, for example, the development of commercial nuclear power – or of most other sources of electricity – can be examined in the context of international politics, multinational corporations and lobbies, and civil society organizations whose purview ranges from local to global scales. 3. Tensions : social inequalities mark the development of energy projects throughout the world. The technopolitical nature of electrification is visible through social, environmental, and economic controversies over issues ranging from poverty and precarity to energy consumption and savings. 4. Transitions : relations between electricity and other energies reveal the complex processes of, and discourses on, energy transitions in the long term.

The conference aims to cultivate an interdisciplinary dialogue on the history, politics and culture of electrification. We welcome approaches from history, sociology, anthropology, geography, political science, economics, and law. We encourage papers that approach the history of energy through critical examinations of science, technology, consumption, war, urban spaces, culture, gender and environment.

The working languages will be French and English. A bilingual publication will ensue. We welcome proposals for single papers, or for thematic panels that include 3-4 papers. Proposals should take the form of a 500 word abstract (per paper) in French or English as well as a 1-page CV. In addition, panel proposals should include a panel abstract of not more than 500 words. Limited travel funds are available for graduate students and for scholars from non-OECD countries (only one travel grant per paper). Please include any requests for financial support as a separate document in your proposal submission.

Please send your submission by the 15th of March, 2014 to : comite.histoire.electricite@gmail.com Applicants will be notified by the program committee by the 15th of April, 2014.

Program committee :

Alain Beltran, CNRS, Irice UMR 8138, president of the Committee for the History of Electricity and Energy (Paris, France) ; Christophe Bouneau, Université Bordeaux 3 ; Yves Bouvier, Université Paris-Sorbonne ; Daniel Breslau, Virginia Tech ; Gabrielle Hecht, University of Michigan ; Léonard Laborie, CNRS, Irice UMR 8138 ; Stéphanie Le Gallic, Université Paris-Sorbonne ; Pierre Lanthier, Université du Québec à Trois-Rivières ; Serge Paquier, Université de Saint-Etienne.

Organising institutions :

Committee for the History of Electricity and Energy : http://edf.histoire.com CNRS, UMR Irice : http://irice.univ-paris1.fr/


Liste de diffusion

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